02.08.2006
La transposition
La pratique du dessin montre très vite que l'imitation est une impasse esthétique. La prise de conscience de la nécessité de transposer est l'affranchissement d'un artiste ; elle intervient quand l'impossibilité de copier son sujet ou de "rivaliser" avec lui s'est fait ressentir.
La nécessité de transposer est donnée avant toute chose par le langage plastique lui-même : papier, matière, plan, écart de lumière, écart de couleur entre la réalité et sa représentation picturale. La réalité se trouve restituée par les matériaux de la peinture et du dessin (de l'encre sur du papier, de l'huile et des pigments sur de la toile) ; sur un plan à deux dimensions, par une gamme de couleurs réduite et un écart de lumière plus réduit encore (entre une feuille de papier éclairée par le soleil et la même feuille dans une nuit sans lune, il y a, d'après le peintre Charles Lapicque, un écart de trois cent millions).
A partir de cette prise de conscience, l'artiste accéde aux véritables règles du jeu de son art, qui sont de composer avec les éléments constitutifs de son langage plastique :
- Acceptation du plan ;
- Illusion de la troisième dimension ;
- Rupture de matière, de situation, de mouvement, d'échelle.
Daniel Lacomme
09:35 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : artiste, copie, réalité, dessin |




Commentaires
un petit coucou,,j'espere que tu vas bien
bizzzz
Écrit par : monette | 03.11.2006
Répondre à ce commentaireVotre blog du 8/8/06: les deux petits tableaux côte à côte) dont vous ne connaissez pas le nom de l'artiste (2 femmes vues de dos) sont d'André Eijberg (actuellement à la galerie ABC à Bruxelles)
Écrit par : Michel Byl | 29.11.2007
Répondre à ce commentaireMerci beaucoup pour cette information.
Écrit par : Nigritelle | 30.11.2007
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