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08/08/2006

Une page pour rêver

J'ai visité ce dimanche le musée Ianchelevici à La Louvière (en Belgique).

Les oeuvres de ce sculpteur roumain sont très belles.

Il y avait une exposition temporaire : "Une page blanche pour rêver".

Voici un extrait d'un article paru sur le site http://www.lesmuseesenwallonie.be/ 

Une page blanche pour rêver . Dessins de sculpteurs.     Musée Ianchelevici

Domaine: Art 24-06-2006 au 20-08-2006

Une page blanche pour rêver s'attache à l'œuvre graphique de sculpteurs figuratifs belges. Comme un écho à la thématique humaniste du sculpteur Ianchelevici dont le musée détient les oeuvres, le propos de cette exposition trouve son fondement dans la représentation de la figure humaine. L'autre versant de cette manifestation est de créer un dialogue entre des dessins de sculpteurs qui ont oeuvré dans les trois premiers quart du vingtième siècle et des dessins de sculpteurs contemporains. Facette souvent méconnue du public, les dessins de sculpteurs révèlent pourtant une grande part de leur sensibilité. C'est avant tout une approche sensible de l'humain qui établit le fil conducteur dans la sélection des artistes. Une approche sereine, presque expurgée de tout intellectualisme. L'animisme constituait en cela un point de départ des plus intéressants. Apparut dans la fin des années 1930, ce courant prônait un retour à l'humain, dans l'esprit de Maillol. Des artistes partagèrent ce retour au monde intérieur, à l'intimité du moi à travers des corps humains aux formes vivantes et proportionnées. Fernand Debonnaires, Georges Grard, Oscar Jespers et Charles Leplae constituent l'ancrage historique de l'exposition. Ianchelevici et John Cluysenaar eux, opèrent l'articulation avec les sculpteurs contemporains : Mady Andrien, Hanneke Beaumont, Philippe Desomberg, André Eijberg, Christian Leroy, Félix Roulin. Leur travail graphique ponctuent le parcours afin d'établir des allers-retours cohérents entre passé et présent. Une trentaine de dessins et une quinzaine de sculptures issus de collections privées ont été réunis pour l'occasion. Chaque artiste, prédécesseur ou contemporain, est représenté par 4 ou 5 dessins ainsi que par une sculpture de manière à lier expression graphique et recherche spatiale au sein de son univers. Au delà des époques qui ont vu naître ces oeuvres, il est étonnant de retrouver des filiations entre prédécesseurs et contemporains. Des correspondances s'établissent entre les expressions graphiques qu'elles soient spontanées, expressives ou au contraire plus intériorisées et intimistes.

J'ai particulièrement aimé les dessins de Hanneke Beaumont.

Voici le lien vers son site : http://www.hanneke-beaumont.com/

Hanneke BEAUMONT Maastricht,1947

Etudes en dentisterie aux Etats-Unis. Entame des études artistiques en 1977 à l'Académie de Braine l'Alleud, puis à La Cambre et à l'Académie d'Anderlecht. Vit et travaille actuellement à Bruxelles et à Pietra Santa en Italie. Première exposition personnelle en 1977. Obtient le premier Prix du Centre International d'Art Contemporain Château Beychevelle en 1994 qui marque un tournant important de sa carrière. Elle expose dans le monde entier (USA, Canada, UK, Suisse, Italie, Pays-Bas, Allemagne, France,...) et ses sculptures sont installées dans de nombreuses collections publiques et privées (Frederik Meijer Gardens aux USA, Ville de Santa Cruz de Tenerife, Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph Déchelette à Roanne...). Travaille la terre cuite, le bronze ou la fonte aux patines recherchées. S'exprime par de grands formats y compris en terre cuite ce qui représente un tour de force technique, ce matériau se prêtant mal aux tensions structurelles des grandes formes. Ses personnages sont le plus souvent modelés à échelle humaine ou de manière monumentale. Débarrassée du souci du portrait, vise avant tout la présence des personnages dans l'espace. Ses modèles sont animés d'une vie propre, mystérieuse et d'une grande sérénité. Les gestes sont lents, les regards rivés sur un questionnement intérieur. De facture enlevée, les dessins sont surtout des études pour des sculptures à réaliser. Toutefois, leur degré de finition, les techniques mises en oeuvres pour les réaliser ainsi que leur format en font des oeuvres autonomes. On retrouve la même présence des personnages. Toutefois ici, l'artiste se repaît du geste spontané. A la quiétude des poses des modèles sculptés s'oppose le bouillonnement de la main qui, dans une espèce d'urgence à saisir la forme, s'engouffre dans un lyrisme gestuel.

Voici deux de ses dessins :

medium_Dessin_25.jpg
medium_Dessin_81.2.jpg

Voici des autres oeuvres vues dans cette exposition mais dont je ne connais pas le nom de l'artiste malheureusement.

medium_Dos.jpg
medium_Allonge.jpg

17:05 Publié dans Expositions | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : dessin, sculpture, artiste, art |

02/08/2006

La transposition

La pratique du dessin montre très vite que l'imitation est une impasse esthétique. La prise de conscience de la nécessité de transposer est l'affranchissement d'un artiste ; elle intervient quand l'impossibilité de copier son sujet ou de "rivaliser" avec lui s'est fait ressentir.

La nécessité de transposer est donnée avant toute chose par le langage plastique lui-même : papier, matière, plan, écart de lumière, écart de couleur entre la réalité et sa représentation picturale. La réalité se trouve restituée par les matériaux de la peinture et du dessin (de l'encre sur du papier, de l'huile et des pigments sur de la toile) ; sur un plan à deux dimensions, par une gamme de couleurs réduite et un écart de lumière plus réduit encore (entre une feuille de papier éclairée par le soleil et la même feuille dans une nuit sans lune, il y a, d'après le peintre Charles Lapicque, un écart de trois cent millions).

A partir de cette prise de conscience, l'artiste accéde aux véritables règles du jeu de son art, qui sont de composer avec les éléments constitutifs de son langage plastique :

- Acceptation du plan ;

- Illusion de la troisième  dimension ;

- Rupture de  matière, de situation, de mouvement, d'échelle.

Daniel Lacomme